On se retrouve souvent à tourner un paquet dans tous les sens sous la lumière de la cuisine pour déchiffrer trois pauvres chiffres imprimés de travers sur une soudure en plastique. Et pour cause : entre le code-barres, les dates et le lot, ce n’est pas toujours évident de savoir ce qu’il faut vraiment regarder.
Pour faire simple : le code-barres identifie le produit en général, le lot identifie la série exacte sortie d’usine.
Le piège du code-barres
Le code-barres (GTIN / EAN) d’un produit ne change pratiquement jamais. Un fabricant peut garder le même code pendant des années pour toute une référence, même après un rappel (personnellement j’avais des œufs qui m’alertaient très régulièrement avant que je ne mette en place une « pause » sur certains suivis dans l’application ;)).
Quand vous scannez un paquet, l’application vous indique simplement si une fiche de rappel existe pour cette référence. Mais un résultat ne veut pas dire que votre produit est concerné puisque l’alerte peut avoir été publiée il y a deux ans.
Le scan sert uniquement à trouver la bonne fiche sans taper le nom du produit. Seules la lecture de la fiche et la vérification du lot vous aident à déterminer si c’est votre produit qui a été rappelé.
Où se cache ce numéro de lot ?
Sur un emballage alimentaire, le numéro de lot se trouve souvent juste à côté de la date de péremption. Il mélange chiffres et lettres, et se niche un peu partout : sur le fond d’un pot, sur la tranche d’un carton ou le plastique d’un sachet (oui, celui que l’on jette).
DLC et DDM sans le jargon
Inutile de sortir le manuel du droit de la consommation, retenez juste l’essentiel :
| Mention | Ce que c’est | L’impact sur vous |
|---|---|---|
| DLC (« À consommer jusqu’au… ») | Produits frais (viandes, poissons, plats traiteurs) | Date dépassée = risque sanitaire, on jette. |
| DDM (« À consommer de préférence avant… ») | Épicerie sèche, conserves, surgelés, boissons | Date dépassée = perte de goût/texture, mais rarement un danger. |
| Numéro de lot | L’empreinte exacte de la série d’usine | Seul repère pour savoir si votre paquet précis est rappelé. |
Ce qu’Alerte-Conso fait pour vous aider
Déchiffrer une impression à moitié effacée sur un sachet congelé est une vraie plaie, alors l’application a été pensée pour gérer ces détails agaçants :
- Lecture tolérante du lot : L’OCR peut confondre un caractère avec un autre, un « 8 » lu comme un « B » par exemple, et changer l’éclairage ne suffit pas toujours à corriger ça. Alors plutôt que de vous imposer une seule lecture hasardeuse, Alerte-Conso garde plusieurs variantes issues du scan ou de la photo, et vous choisissez ou corrigez vous-même celle qui correspond.
- Mémoire locale : Vous pouvez scanner vos paquets au moment des courses. Le code-barres, le lot et la date restent stockés sur votre téléphone, tant que vous ne partagez la liste avec personne.
- Partagée jusqu’à 5 personnes : Une liste de suivi peut aussi être partagée en famille, chacun pouvant y ajouter des produits de son côté (la fameuse Mamie de la page d’accueil). Dans ce cas, elle est stockée de façon chiffrée sur un serveur pour permettre la synchronisation, mais son contenu reste illisible, même côté serveur.
- Alerte rétrospective : Si un rappel tombe trois mois plus tard alors que le paquet dort au fond du congélateur, l’application peut faire le croisement avec le code-barres et vous prévenir.
À lire ensuite : comment fonctionne une fiche de rappel et que faire si votre produit est concerné.